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Voir la version complète : Comment apprend-on à penser ?


Haz
18/09/2005, 02h40
Salam alikoum,

Il y a certainement plusieurs éléments de réponses. Mais à cette heure-ci, un seul me vient à l'esprit : l'acquisition des mots.

Sans vocabulaire, on ne peut pas s'exprimer et moins on s'exprime, moins on arrive à pousser les limites de la pensée.

Pour acquérir des mots, il n'y a pas 36 solutions. Il faut 2 outils : un livre et un dictionnaire. Le livre pour s'enrichir de nouveaux termes, de nouvelles tournures de phrases, de nouvelles expressions mais aussi pour faire travailler son imagination, pour cultiver sa curiosité etc.
Le dictionnaire pour acquérir une meilleure maîtrise des mots en les appréhendant selon leurs différents sens.

Il faut donc lire pour apprendre à penser. Parce que lire, c'est se poser des questions sur sa fin, sur sa cohérence, sur ses personnages, sur ses révélations etc.

C'est pour cette raison qu'il faut dès le plus jeune âge se donner les moyens de lire des ouvrages avec un nombre importants de mots, de tournures, d'expressions etc... Plus le livre offre des perspectives en terme de vocabulaire, plus l'esprit se développe. Il ne faut donc pas hésiter à lire des ouvrages difficiles même si la lecture rebute. C'est un des meilleurs moyens de dépasser le maître et de produire à son tour un savoir utile.

QUELQUN
18/09/2005, 02h54
t'as eût un partiel de philo? :icon_smil

femorient
18/09/2005, 04h55
Salamou aalaykoum wa rahmatouLahi,

Par la curiosité.... celle qu'un enfant possede à l'écoute d'un texte qu'on lui lit et dont il percoit des traces graphiques sur un livre...

Ou encore d'une image qui attrait son imagination....

Ou un son qui emet des émotions....

On apprend à penser quand on use de maniere intelligente de ses sens...qu'on est attentif à leur faculté.
Un sourd apprendra à penser par ce qu'il observe ou ce qu'il lit...
Un aveugle apprendra à penser par ce qu'il entend, ce qu'il touche....

Ces formes de communication aussi différente soient elles, orientées par la curiosité conduit à pousser la réfléxion au plus loin.

Une réflexion qui demande de connaitre l'environnement communiquant qui nous entoure pour s'en détacher et ouvrir une autre forme de communication complétement détachée de l'initiale.
Ce mettre en retrait, user de notre imaginaire naturelle ou orienté en fonction de nos différentes sources de communication....

En espérant etre dans le sujet...:icon_bigg

wa salam:icon_wave

seifeddine
18/09/2005, 07h31
salamouhalaikoum

Salam alikoum,

Il y a certainement plusieurs éléments de réponses. Mais à cette heure-ci, un seul me vient à l'esprit : l'acquisition des mots.

Sans vocabulaire, on ne peut pas s'exprimer et moins on s'exprime, moins on arrive à pousser les limites de la pensée.

Pour acquérir des mots, il n'y a pas 36 solutions. Il faut 2 outils : un livre et un dictionnaire. Le livre pour s'enrichir de nouveaux termes, de nouvelles tournures de phrases, de nouvelles expressions mais aussi pour faire travailler son imagination, pour cultiver sa curiosité etc.
Le dictionnaire pour acquérir une meilleure maîtrise des mots en les appréhendant selon leurs différents sens.

Il faut donc lire pour apprendre à penser. Parce que lire, c'est se poser des questions sur sa fin, sur sa cohérence, sur ses personnages, sur ses révélations etc.

C'est pour cette raison qu'il faut dès le plus jeune âge se donner les moyens de lire des ouvrages avec un nombre importants de mots, de tournures, d'expressions etc... Plus le livre offre des perspectives en terme de vocabulaire, plus l'esprit se développe. Il ne faut donc pas hésiter à lire des ouvrages difficiles même si la lecture rebute. C'est un des meilleurs moyens de dépasser le maître et de produire à son tour un savoir utile.


Moi je dirais que la qualité principale est de savoir se remettre en cause et d'accepter que toutes ses idées puissent etre erronées. D'ailleur c le moteur de la recherche scientifique. Les scientifiques sont dans un pardoxe entre le fait de devoir utiliser leurs connaissances existantes pour chercher et le fait de devoir avoir en tete que toutes ces connaissances sont peut etre erronées.

wassalam

El cheikh
18/09/2005, 08h04
Salam,

Penser, c'est- dire "non".

ragaa
18/09/2005, 08h44
salam

El cheikh : cela deviendrait plutôt ;avoir l'esprit de contradiction.Penser , c'est dire non aux autres et aussi à soi même . Mais sans tout nier.

Je rejoins seifeddine dans son optique ; cela permet d'avancer .Se dire que je peux apprendre bcp de l'autre , et se remettre en question .

Pour ce qui est de la lecture , je pense que c'est un exellent outils de connaissance et un moyen de développer son imagination et de faire travailler ses méninges.Mais il serait bon (wa Allahou arlam) de diversifier ses lectures .Lire dans différents sujets (sciences , littérature , socio , politique , humour lol,....les bd et livre attractifs comme l'a dit : femorient ) .S'ouvrir aux différentes idées et aux différents pays ; pour ensuite pouvoir se forger une pensée .On peut énormemment apprendre des autres civilisations (morale , ..)
wa Allahou arlam

NAUSICAA
18/09/2005, 09h10
Salam alikoum,


C'est pour cette raison qu'il faut dès le plus jeune âge se donner les moyens de lire des ouvrages avec un nombre importants de mots, de tournures, d'expressions etc... Plus le livre offre des perspectives en terme de vocabulaire, plus l'esprit se développe. Il ne faut donc pas hésiter à lire des ouvrages difficiles même si la lecture rebute. C'est un des meilleurs moyens de dépasser le maître et de produire à son tour un savoir utile.

bonjour,

Cette proposition me laisse très dubitative. Qu'entends-tu par dès le plus jeune âge ? 5 ans ? 8 ans ? 10 ans ?
Il faut toujours garder à l'esprit qu'un enfant n'est pas un adulte en miniature... Le monde enfantin n'est pas celui de l'adulte... Tous les parents, les pédagogues et les enseignants me comprendront.
Un gamin maniant avec brio un vocabulaire recherché voire abscons pour les autres me fait plus l'effet d'un singe savant que d'un futur grand penseur ou génie intersidéral...
L'esprit ne se développe pas forcément au contact des livres, mais aussi des autres, par le dialogue avec la famille, les amis et le reste de la collectivité... Et rappelons également ce que disaient, avec raison, les Romains : mens sana in corpore sano.

seifeddine
20/09/2005, 09h16
salamouhalaikoum


bonjour,

Cette proposition me laisse très dubitative. Qu'entends-tu par dès le plus jeune âge ? 5 ans ? 8 ans ? 10 ans ?
Il faut toujours garder à l'esprit qu'un enfant n'est pas un adulte en miniature... Le monde enfantin n'est pas celui de l'adulte... Tous les parents, les pédagogues et les enseignants me comprendront.
Un gamin maniant avec brio un vocabulaire recherché voire abscons pour les autres me fait plus l'effet d'un singe savant que d'un futur grand penseur ou génie intersidéral...
L'esprit ne se développe pas forcément au contact des livres, mais aussi des autres, par le dialogue avec la famille, les amis et le reste de la collectivité... Et rappelons également ce que disaient, avec raison, les Romains : mens sana in corpore sano.


Elle a pas parlé de developper son esprit masi d'apprendre a penser ce qui est tres different a mon sens.

wassalam

leilouch24
20/09/2005, 10h02
oualikoum salam,

Oui mais développer son esprit permet justement d'apprendre à penser et vis versa, certes c différent masi les 2 se rejoignent. Enfin je pense:icon_goog


Je rejoins Femorient, tous les outils sont bons il ne suffit pas d'un dictionnaire et d'un livre.

salamouhalaikoum





Elle a pas parlé de developper son esprit masi d'apprendre a penser ce qui est tres different a mon sens.

wassalam

NAUSICAA
20/09/2005, 10h55
salamouhalaikoum





Elle a pas parlé de developper son esprit masi d'apprendre a penser ce qui est tres different a mon sens.

wassalam


ahhhhhhhhhhhhhhh ? :icon_conf
Si tu ne développes pas ton esprit, comment peux-tu penser ???

Haz
20/09/2005, 16h51
Salam alikoum,

Pourquoi élitiser mes propos ? Je n'ai jamais parlé de donner des livres de Kant à un gamin de 6 ans ? J'ai écrit ceci :

Le livre pour s'enrichir de nouveaux termes, de nouvelles tournures de phrases, de nouvelles expressions mais aussi pour faire travailler son imagination, pour cultiver sa curiosité etc.

Faire travailler son imagination, cultiver sa curiosité. Un livre pour enfants bien fait n'a pas besoin de mots savants mais de pédagogie. Prenons par exemple le cas de livres imagés tels que "Muhammad" et "Les califes Bien-Guidés" et on voit à quoi ressemble l'idée d'acquérir des mots et de la connaissance sans être pour autant une élite.

D'autre part, et pour reprendre leilouch24, je n'ai pas restreint l'apprentissage des modes de pensée au livre et au dictionnaire. J'ai juste dit que c'était les outils que je voyais au moment d'écrire ce premier message. Les autres intervenants ont très bien enrichi par la suite.

Apprendre à penser, ce n'est pas tellement apprendre à devenir un savant mais c'est plutôt apprendre à ne pas être dépassé par les événements et par le traitement des informations.

Je ne crois pas que les méthodes pédagogiques scolaires soient adaptées à cela, bien au contraire, l'école primaire, le collège et même le lycée sont des zones de formatage mais pas d'apprentissage. L'Université se détache un peu de cela, c'est une zone de déconstruction de tout ce qu'on a appris. Cela est choquant, non ?

mehdi_t
20/09/2005, 17h16
Salam alikoum,

Il y a certainement plusieurs éléments de réponses. Mais à cette heure-ci, un seul me vient à l'esprit : l'acquisition des mots.

Sans vocabulaire, on ne peut pas s'exprimer et moins on s'exprime, moins on arrive à pousser les limites de la pensée.

Pour acquérir des mots, il n'y a pas 36 solutions. Il faut 2 outils : un livre et un dictionnaire. Le livre pour s'enrichir de nouveaux termes, de nouvelles tournures de phrases, de nouvelles expressions mais aussi pour faire travailler son imagination, pour cultiver sa curiosité etc.
Le dictionnaire pour acquérir une meilleure maîtrise des mots en les appréhendant selon leurs différents sens.

Il faut donc lire pour apprendre à penser. Parce que lire, c'est se poser des questions sur sa fin, sur sa cohérence, sur ses personnages, sur ses révélations etc.

C'est pour cette raison qu'il faut dès le plus jeune âge se donner les moyens de lire des ouvrages avec un nombre importants de mots, de tournures, d'expressions etc... Plus le livre offre des perspectives en terme de vocabulaire, plus l'esprit se développe. Il ne faut donc pas hésiter à lire des ouvrages difficiles même si la lecture rebute. C'est un des meilleurs moyens de dépasser le maître et de produire à son tour un savoir utile.

Salam,

Il ne suffit pas de connaître des mots pour savoir penser. Le pérroquet connaît des mots mais il ne sait pas penser. Pour pouvoir penser il faut s'instruire. Pas seulement lire et ouvrir un dico. S'instruire c'est aller étudier jusqu'au niveau le plus élevé possible. Tout le monde peut penser à son niveau. Même un enfant peut penser. Tiens, puisque tu sais penser, je te donne un sujet à penser : pour quoi le niveau du chômage n'est jamais zéro ? Les économistes les plus réputés du monde se cassent la tête pour résoudre ce problème, et ils n'ont pas trouvé la solution. :icon_bang

Haz
20/09/2005, 17h34
Salam alikoum,

Soit vous etes aveugles, soit vous refusez de lire correctement :-)

Il y a certainement plusieurs éléments de réponses. Mais à cette heure-ci, un seul me vient à l'esprit : l'acquisition des mots.

NAUSICAA
20/09/2005, 18h12
Sans vouloir te vexer, Haz, je crois que le sujet n'est pas très bien présenté sinon il n'y aurait pas eu ces digressions.

N'aurait-il pas mieux fallu intituler ton sujet "comment apprendre à devenir philosophe ?"

Haz
20/09/2005, 22h33
Salam alikoum,

Ben non Nausicaa, c'est pas mon sujet, faut relire parce qu'on peut pas être plus explicite :

Pourquoi élitiser mes propos ? Je n'ai jamais parlé de donner des livres de Kant à un gamin de 6 ans ? J'ai écrit ceci :


Le livre pour s'enrichir de nouveaux termes, de nouvelles tournures de phrases, de nouvelles expressions mais aussi pour faire travailler son imagination, pour cultiver sa curiosité etc.


Faire travailler son imagination, cultiver sa curiosité. Un livre pour enfants bien fait n'a pas besoin de mots savants mais de pédagogie. Prenons par exemple le cas de livres imagés tels que "Muhammad" et "Les califes Bien-Guidés" et on voit à quoi ressemble l'idée d'acquérir des mots et de la connaissance sans être pour autant une élite.

D'autre part, et pour reprendre leilouch24, je n'ai pas restreint l'apprentissage des modes de pensée au livre et au dictionnaire. J'ai juste dit que c'était les outils que je voyais au moment d'écrire ce premier message. Les autres intervenants ont très bien enrichi par la suite.

Apprendre à penser, ce n'est pas tellement apprendre à devenir un savant mais c'est plutôt apprendre à ne pas être dépassé par les événements et par le traitement des informations.

Je ne crois pas que les méthodes pédagogiques scolaires soient adaptées à cela, bien au contraire, l'école primaire, le collège et même le lycée sont des zones de formatage mais pas d'apprentissage. L'Université se détache un peu de cela, c'est une zone de déconstruction de tout ce qu'on a appris. Cela est choquant, non ?

Je vois pas ce que cela a à voir avec la philo.

sandokhan
20/09/2005, 22h53
Salam alikoum,

Ben non Nausicaa, c'est pas mon sujet, faut relire parce qu'on peut pas être plus explicite :

Pourquoi élitiser mes propos ? Je n'ai jamais parlé de donner des livres de Kant à un gamin de 6 ans ? J'ai écrit ceci :




Faire travailler son imagination, cultiver sa curiosité. Un livre pour enfants bien fait n'a pas besoin de mots savants mais de pédagogie. Prenons par exemple le cas de livres imagés tels que "Muhammad" et "Les califes Bien-Guidés" et on voit à quoi ressemble l'idée d'acquérir des mots et de la connaissance sans être pour autant une élite.

D'autre part, et pour reprendre leilouch24, je n'ai pas restreint l'apprentissage des modes de pensée au livre et au dictionnaire. J'ai juste dit que c'était les outils que je voyais au moment d'écrire ce premier message. Les autres intervenants ont très bien enrichi par la suite.

Apprendre à penser, ce n'est pas tellement apprendre à devenir un savant mais c'est plutôt apprendre à ne pas être dépassé par les événements et par le traitement des informations.

Je ne crois pas que les méthodes pédagogiques scolaires soient adaptées à cela, bien au contraire, l'école primaire, le collège et même le lycée sont des zones de formatage mais pas d'apprentissage. L'Université se détache un peu de cela, c'est une zone de déconstruction de tout ce qu'on a appris. Cela est choquant, non ?

Je vois pas ce que cela a à voir avec la philo.

assalamou alaykoum,

tout a fait daccord...
je discutais avec un conseillé pédagogique en e.p.s (pour les instits)
il me disait que les enfants qui reussissait leur scolarité était des enfants bénéficiant d'un suivi familliale,autrement dit,meme le formatage ils ne le font pas correctement,(si il n'y a pas les familles derriere...)
alors leur apprendre a penser,faut pas y compter,il y a vrai probleme avec "l'education nationale" dans ce pays.

seifeddine
21/09/2005, 07h01
salamouhalaikoum

ahhhhhhhhhhhhhhh ? :icon_conf
Si tu ne développes pas ton esprit, comment peux-tu penser ???


Faudrait deja que tu commences par nous definir ce que tu entends par "developper son esprit".

Pour ma part je sui largement de l'avis de haz.
Les cas des enfants qui lisaient beaucoup que g vu m'ont tres largement surpris. Les livres ne font pas que donner du vocabulaire, ils font travailler, l'imagination et developpent le cerveau.
Il ne s'agit pas d'imposer des lectures precises a ses enfants mais plutot de leur donner le gout a la lecture pour qu'ils trouvent leur propre bonheur la dedans. Car tte chose faite sous la contrainte ne fait que donner de plus mauvais resultats.

wassalam

ragaa
21/09/2005, 07h52
salam

Un vrai casse tête , la nuance entre toutes ces expressions ...et la philo c pas trop mon truc ; mais j'ai envie de comprendre ce que vous dites.

si j'ai bien tout compris ;(corrige moi s'il te plait Hazsi je me trompe )

pour apprendre à penser il faut :

- lire
-pour enrichir son vocabulaire
-pour s'instruire
-pour développer son esprit
-pour apprendre à penser

...
- pour ensuite mieux s'ouvrir au monde et le comprendre .

Il aurait été bon de définir les différents termes pour les personnes comme moi ; je m'y perd un peu et ne comprend pas grand chose .

je rejoins aussi l'avis de NAUSICAA , qui pense que tout y contribue : la lecture bien sure mais aussi tout ce qui nous entoure .
Les enfants ont le privilège de pouvoir lire toute sorte de livre et gratuitement avec les biblothèques.
Aux adults de leur donner ce gout à la lecture en supprimant l'audio-visuel.

El cheikh
21/09/2005, 08h50
Salam,

La lecture contribue à la faculté de penser?

Vite, je vais lire les "livres" de Bernard Henry-Lévy...

mehdi_t
21/09/2005, 09h42
Salam,

Si vous voulez vraiment apprendre à penser il faut que vous appreniez : les mathématiques, la probabilité et la statistique la logique binaire et la logique dite floue, et le plus loin possible. Sans ces connaissances, vous ne savez penser que superficiellement. :icon_bang Même pour comprendre le Coran, ces connaissance sont nécessaires. Un imam qui n'a jamais appris tous ces trucs n'a aucune chance de comprendre le Coran. Enfin j'exagère un peu. C'est pour dire que pour décortiquer un sujet, notre cerveau utilise inconsciamment ces connaissances. Le gens qui sont fanatiques sont en fait ceux qui n'ont aucune connaissance en ces outils de réflection. C'est un peu comme un boucher qui veut découper la viande avec ses dents. :icon_bang

NAUSICAA
21/09/2005, 09h46
Haz, tu écris :
Apprendre à penser, ce n'est pas tellement apprendre à devenir un savant mais c'est plutôt apprendre à ne pas être dépassé par les événements et par le traitement des informations.


Je suis d'accord là-dessus, mais est-il besoin de lire tous les livres de la terre entière pour "ne pas être dépassé par les événements" ou encore le monde qui nous entoure ?
Pas nécessairement.

Il n'est pas besoin non plus d'interdire l'audiovisuel, Ragaa, mais, en tant que parents, jouer le rôle de vigie en rappelant que ce ne sont que des "images" et qu'on peut leur faire dire tout et son contraire...

Développer l'esprit critique, c'est un boulot qui commence le matin au réveil et qui se finit le soir en se couchant...

ragaa
21/09/2005, 10h07
salam

El cheikh : pourquoi cette ironie ?
Pour t'avoir fait une opinion et une idée , il a bien fallu que tu connaisses les écrits de Bernard Henry-Lévy.Donc pour zapper une personne (càd ses opinions) il faut le connaitre .
Si tu considères que penser c'est dire "non" ; alors développe ta pensée pour que l'on puisse comprendre , et changer d'avis si on est dans l'erreur.

Bref, j'avais rallumé pour vous faire partaager ce que je viens de lire.

J'ai trouvé cela interessant comme lecture , donc j'ai pensé vous en parler pour avoir votre avis et savoir si cela n'est pas trop utopique comme analyse ; et si cela est applicable pour nous musulmans.
excusez moi si c'est trop long.


Apprendre à penser passe par plusieurs étapes .Elle commence dès l'enfance mais n'ai acquise qu'à l'adolescence
Cela passe bcp par la lecture .Mais dès l'acquisition du langage (ou plutôt vers 4 , 5 ans).Cela passe par la capacité qu'ont les parents de parler avec leurs enfants .En prenant le temps de les écouter, en reformulant les phrases incorrectes , en demandant des explications et des détails pour les pousser à préciser leurs propos .(avec les language simple bien sur)
Comme il ne connait pas la lecture , tout ce passe par le language.

Puis viens l'apprentissage de la lecture; il faut lui montrer le plaisir de la lecture (écrire un courrier à un cousin ou ...) lire des notices , ect même des programmes télé par exemple...les parents peuvent aussi développer les capacités d'abstraction de l'enfant , par lisant ou racontant des histoires.A ces âges , l'enfant s'ouvre vers le monde extérieur et veut découvrir le monde (vie des animaux ect....).Il faut découvrir son centre d'intérêt....mais toujours faire de sorte que cela soit un plaisir et non une contrainte .
Puis par la suite , l'enfant s'ouvre vers des lectures qui l'interessent .

Vers 15,16 ans l'intelligence d'un ado devient de plus en plus abstraite.Il accède à des réflexions d'ordre philosophique , religieux, sur la vie , la mort.
L'imagination laisse place à l'analyse à la critique à la recherche.
Les parents peuvent tenir avec lui des conversations sur l'actualité et sujets philosophiques.Les adultes doivent étayer leurs idées par des arguments et l'inciter à faire de même.

j'en ai donc conclue qu'apprendre à penser passe par un long cheminement ...wa Allahou arlam

mehdi_t
21/09/2005, 10h08
Salam,

La lecture contribue à la faculté de penser?

Vite, je vais lire les "livres" de Bernard Henry-Lévy...

Salam,

Ou de Finkelkraut !!! :icon_bigg

ragaa
21/09/2005, 10h13
Salam,

Si vous voulez vraiment apprendre à penser il faut que vous appreniez : les mathématiques, la probabilité et la statistique la logique binaire et la logique dite floue, et le plus loin possible. Sans ces connaissances, vous ne savez penser que superficiellement. :icon_bang Même pour comprendre le Coran, ces connaissance sont nécessaires. Un imam qui n'a jamais appris tous ces trucs n'a aucune chance de comprendre le Coran. Enfin j'exagère un peu. C'est pour dire que pour décortiquer un sujet, notre cerveau utilise inconsciamment ces connaissances. Le gens qui sont fanatiques sont en fait ceux qui n'ont aucune connaissance en ces outils de réflection. C'est un peu comme un boucher qui veut découper la viande avec ses dents. :icon_bang

salam

tout à fait d'accord avec toi .barakAllahoufik de l'avoir dit .
Je l'ai lu aussi , et perso je le pense aussi .
Mais comme il était question de lecture , je ne voulais pas trop m'éloigner

amira34
21/09/2005, 10h15
salam

coincidences ! je lis un bouquin de Comte sponville et il fait reference à se probleme ,disons il se questionne sur l' interet des livres (pourtant il en lit beaucoup ,etant philosophe ) d 'abord il s ' effraie de la masse de livre qui nous est proposé ,(et si on pense à l afflut d information qu' on a par le net ,on a carrement le vertige ) .Il se demande si c' est en lisant beaucoup qu' on devient plus savant ,plus apte à saisir la realité ,si en lisant un livre par jour on en saura d ' avantage , si notre pensée s 'en trouvera affinée. Sa reponse est plutot négative pour lui le savoir se trouve dans la vie meme ,disons qu il ne faut pas se refugier dans l' interpretation de la vie faite par les livres pour la comprendre , la vie doit se vivre
souvent le livre sert d' intermédiaire ,de dérivatif entre la vie et soi
quant aux romans il les considère comme Pascal comme un "divertissement ".

NAUSICAA
21/09/2005, 10h23
très intéressant ce Comte-Sponville... c'est quoi le titre du livre ?

NAUSICAA
21/09/2005, 10h25
mehdi_t, tu dis :
Si vous voulez vraiment apprendre à penser il faut que vous appreniez : les mathématiques, la probabilité et la statistique la logique binaire et la logique dite floue, et le plus loin possible. Sans ces connaissances, vous ne savez penser que superficiellement.
Ce qui signifie que les gens qui n'ont jamais pu dépasser, pour diverses raisons, le niveau 3ème sont tous des brêles ???? :icon_clap

amira34
21/09/2005, 10h27
très intéressant ce Comte-Sponville... c'est quoi le titre du livre ?
L'amour la solitude

il est vraiment bien comme livre , trés profond , je te le conseille

L'Urukien
21/09/2005, 11h19
Perso je verraient 3 façons de s'exercer à la pensée, qui se completent :

- les lectures, ça déjà été dit
- le dialogue intérieur
- le dialogue avec autrui

Les lecture nous mettent en relation avec une pensée construite provenant possiblement de penseur d'un niveau que nous aurions peine à trouver dans notre environnement. Mais c'est un monologue.

Le dialogue intérieur permet d'instruire en son propre sein le procès que l'on veut, dans une absolue liberté.

Le dialogue avec autrui nous confronte a d'autre sensibilité, aux oppositions réelles, à la question qui tue, à notre propre sincérité.



Y'a aussi le fait d'écrire, qui est un intérmédiaire entre le dialogue intérieur et le dialogue avec autrui.

a+

femorient
21/09/2005, 11h25
Salamou aalaykoum wa rahmatouLahi,

Haz effectivement tu n'as pas su te faire comprendre.

Il a juste développé l'idée que la lecture était un outil permettant de développer la pensée...et vous semblez etre resté bloqué dessus alors que nous savons bien que le mode meme de la communication ne se limite pas à la lecture, ni meme au vocabulaire (c t juste une idée, une orientation supposée par Haz pour lancer le débat....lol)

J'ai développé légérement en "complémentarité d'outil" pour apprendre à penser.... que l'usage de la curiosité et la connaissance des ses 5 sens sont également des outils permettant le développement de la pensée.

Une autre soeur a précisé que la lecture devait constituer un plaisir chez l'enfant pour l'encourager à l'esprit critique.
Il a été précisé également que la capacité intellectuelle dépendait en fonction de l'age, me semble t il.

Par rapport à cela, voila ce que j'en pense.

apprendre à penser, c'est prendre en considération ts les espaces :
- espaces sensori-temporel
- espace spatio-temporel
- espace émotionnel.
(et l'espace spatio-corporel)

C'est les composantes spatiales de l'etre humain dans son environnement...
Il y a une corrélation entre ces 3 espaces qui nous permettent d'etre "épanoui", intégre.

- Le temps semble constituer un élément important pour apprendre à penser
- L'espace : (environnement) constitue l'application, le concret qui nous permet de creer des réussites et des erreurs favorable à notre esprit critique
- L'espace émotionnel : le rapport que nous avons avec notre environnement, nos expériences, notre vécu.
-l'espace sensoriel : rapport à la mémoire, à la mémoire selective, (les 5sens, les schéma moteur etc...)
- et l'espace spatio-corporel : le rapport de l'individu dans son espace environnemental, temporel, émotionnel, sensoriel...

TT c'est espace...permettent à l'etre humain de se distinguer de l'animal, et ainsi, etre à meme de penser.

Le développement de la pensée doit avoir également un rapport aussi bien mental, physique, que émotionnel.
On est plus disposer à apprendre à avoir un esprit critique quand nos lectures sont orientées dans un 1er temps vers des themes qui nous affectionne le plus. On les mémorise plus facilement, on en garde en mémoire, un résumé, ou des passages (citations etc...) qui nous affectés.
Cette affection constitue le cheminement que nous avons connu dans notre vie (meme un enfant à de l'expérience , un vécu...).
Le temps ouvre la curiosité de l'individu et son esprit critique de maniere plus précise.

meme destructurée soit elle.... il est en capacité de trouver rapidement c'est repere.

Apprendre à penser...c'est savoir respecter tt ces espaces.

mon humble avis.

wa salam:icon_wave

nora10
21/09/2005, 11h47
salam
Exactement, le fait de lire permet d’acquérir un style, d’avoir plus de vocabulaire, mais pas forcement de bien penser ..Ça m’est déjà arrivé de rencontrer des personnes qui font des travaux manuels et qui n’ont pas eu accès à l’école mais ils ont un regard fin et profond de la vie, ces personnes ne sont pas capables par exemple de discuter de l’adhésion de la Turquie en Europe :) ou écrire un récit avec un vocabulaire soutenu bien choisi mais cela ne les empêche pas de bien penser. : d’être critiques , logiques et profonds.
D’autre part, on peut bien écrire, avoir un bon vocabulaire mais être dans la vie quelqu’un avec des contrastes quelqu’un de superficiel au contact des gens, les livres ne « construisent « pas l’humain


salam

coincidences ! je lis un bouquin de Comte sponville et il fait reference à se probleme ,disons il se questionne sur l' interet des livres (pourtant il en lit beaucoup ,etant philosophe ) d 'abord il s ' effraie de la masse de livre qui nous est proposé ,(et si on pense à l afflut d information qu' on a par le net ,on a carrement le vertige ) .Il se demande si c' est en lisant beaucoup qu' on devient plus savant ,plus apte à saisir la realité ,si en lisant un livre par jour on en saura d ' avantage , si notre pensée s 'en trouvera affinée. Sa reponse est plutot négative pour lui le savoir se trouve dans la vie meme ,disons qu il ne faut pas se refugier dans l' interpretation de la vie faite par les livres pour la comprendre , la vie doit se vivre
souvent le livre sert d' intermédiaire ,de dérivatif entre la vie et soi
quant aux romans il les considère comme Pascal comme un "divertissement ".

Smaoui
21/09/2005, 11h47
salam alikoum

Fleurs et Couronnes





Homme
Tu as regardé la plus triste la plus morne de toutes les fleurs de la terre
Et comme aux autres fleurs tu lui as donné un nom
Tu l'as appelée Pensée.
Pensée
C'était comme on dit bien observé
Bien pensé
Et ces sales fleurs qui ne vivent ni ne se fanent jamais
Tu les as appelées immortelles...
C'était bien fait pour elles...
Mais le lilas tu l'as appelé Lilas
Lilas c'était tout à fait ça
Lilas...Lilas...
Aux marguerites tu as donné un nom de femme
Ou bien aux femmes tu as donné un nom de fleur
C'est pareil.
L'essentiel c'était que ce soit joli
Que ça fasse plaisir...
Enfin tu as donné les noms les plus simples à toutes les fleurs simples
Et la plus grande la plus belle
Celle qui pousse toute droite sur le fumier de la misère
Celle qui se dresse à côté des vieux ressorts rouillés
A côté des vieux chiens mouillés
A côté des vieux matelas éventrés
A côté des baraques de planches où vivent les sous-alimentés
Cette fleur tellement vivante
Toute jaune toute brillante
Celle que les savants appellent Hélianthe
Toi tu l'as appelée soleil
...Soleil...
Hélas! hélas! hélas et beaucoup de fois hélas!
Qui regarde le soleil hein ?
Qui regarde le soleil ?
Personne ne regarde plus le soleil
Les hommes sont devenus ce qu'ils sont devenus
Des hommes intelligents...
Une fleur cancéreuse tubéreuse et méticuleuse à leur boutonnière
Ils se promènent en regardant par terre
Et ils pensent au ciel
Ils pensent... ils pensent...ils n'arrètent pas de penser...
Ils ne peuvent plus aimer les véritables fleurs vivantes
Ils aiment les fleurs fanées les fleurs séchées
Les immortelles et les pensées
Et ils marchent dans la boue des souvenirs dans la boue des regrets
Ils se traînent
A grand-peine
Dans les marécages du passé
Et ils traînent...ils traînent leurs chaînes
Et ils traînent les pieds au pas cadencé...
Ils avancent à grand-peine
Enlisés dans leurs champs-élysées
Et ils chantent à tue-tête la chanson mortuaire
Oui ils chantent
A tue-tête
Mais tout ce qui est mort dans leur tête
Pour rien au monde ils ne voudraient l'enlever
Parce que
Dans leur tête
Pousse la fleur sacrée
La sale maigre petite fleur
La fleur malade
La fleur aigre
La fleur toujours fanée
La fleur personnelle...
...La pensée...


Jacques Prevert

Haz
21/09/2005, 14h18
Salam alikoum,

On reprend doucement parce qu'il y a des choses que vous me faites dire et qui sont fausses.

Première chose : Je n'ai jamais dit qu'il fallait JUSTE lire. J'ai dit que le fait de lire était un atout majeur pour le développement de la pênsée. Pourquoi ? Parce que lire permet d'acquérir du vocabulaire.

Deuxième chose : Nausicaa, où as-tu lu que je préconisais de lire tous les livres de la terre. J'ai cité deux exemples de bons livres pour les enfants : Muhammad et Les califes bien guidés, deux ouvrages imagés pour enfants avec du texte et non du pseudo texte.

Troisième chose : Il est évident que lire ne veut pas dire lire tout et n'importe quoi. Quoique, parfois, c'est important de lire les ouvrages d'auteurs qu'on récuse, sinon, sur quoi les récuse-t-on ? La critique constructive doit faire suite à la lecture et non la réputation d'un auteur.

Dernière chose : Est-ce que lire peut permettre d'apprendre à penser ? Oui, mais ce n'est pas le seul vecteur d'apprentissage.

Est-ce que j'ai été claire ?

NAUSICAA
21/09/2005, 17h03
Salam alikoum,

On reprend doucement parce qu'il y a des choses que vous me faites dire et qui sont fausses.
[QUOTE=Haz]
c'est bien naturel...

Première chose : Je n'ai jamais dit qu'il fallait JUSTE lire. J'ai dit que le fait de lire était un atout majeur pour le développement de la pênsée. Pourquoi ? Parce que lire permet d'acquérir du vocabulaire.
Un vocabulaire riche et précis permet effectivement de mieux exprimer sa pensée. Encore faut-il trouver non seulement les mots qui expriment le plus précisément mais aussi qui peuvent être compris par le lectorat, voire l'auditoire...

Deuxième chose : Nausicaa, où as-tu lu que je préconisais de lire tous les livres de la terre. J'ai cité deux exemples de bons livres pour les enfants : Muhammad et Les califes bien guidés, deux ouvrages imagés pour enfants avec du texte et non du pseudo texte.

J'ai dit tous les livres de la terre parce que je viens du Sud et qu'il faut que j'exagère toujours... Je ne connais pas les livres dont tu parles pour l'excellente raison que je ne suis pas musulmane. ;-)

seifeddine
21/09/2005, 21h32
salamouhalaikoum


Première chose : Je n'ai jamais dit qu'il fallait JUSTE lire. J'ai dit que le fait de lire était un atout majeur pour le développement de la pênsée. Pourquoi ? Parce que lire permet d'acquérir du vocabulaire.


Je ne epsnes pas que ca soit la raison principale mais il est clare que c'est deja une excellente raison.
Je penses que l'interet de la lecture permet de developper son sens critique et pour moi c'est là que né la pensée.
En effet je penses que la pensée se fait par rapport a qq chose.
Si on ecoute ce que l'on nous di ca n'est pas de la pensée. On peut apler ca du mimetisme, de l'endoctrinement ou tt ce qu'on veut mais pas de la pensée.
Or la lecture est la decouverte d'un nouveau monde. Un monde ou on nous di pas tu dois penser comme ca. C'est un monde ou on voi s'affronter des faits, des idées contradictoires ....
A partir de là etant donné que ces pensées sont contradictoires, vers laquelle pencher??? Il n'y a plus de vrai. Ca n'est pas comme qd on est avec papa et maman ou papa et maman ont forcement tor ou qd on est avec son prf d'ecole ou il fo recracher ce que le prof di parceque c'est ui qui sait plus que nous donc il a forcement raison.
A partir de la on apprend a se construrie par rapport a ces differentes contradiction et on aprend a penser par soit meme en critiquant telle ou telle pensée a l'aide de la pensée d'autruit.
Un exemple. Bon je vais parler de philosophes mais on peut remplacer ca par des auteurs de livres pour enfants.
Je lis par exemple un livre de rousseau. Comme c'est mon premier livre je dis "oui oui il a raison " (forcemment j'etais ds un monde ou tt le monde avait raison). Ensuite je commence a lire du Kant. Je me dis "mais c'est bizarre rousseau avait dit ca, ca peut pas coller". Je continue ma lecture et je me dis "pinaise il a pas tord ce bougre". Ensuite je commence avec du schopenawer et les tois sont en contradiction. Je commence a imaginer les situations et comparable en fonction des differentes huypotheses et pensées. Au final, c'est ce qu'on pourra apler developper son esprit critique .
Cet esprit critique permet de se positionner soit meme par rapport a ces differentes situations, ces differents personnages (si il s'agit de roman), ces differentes idées et c'est ce que je pourrais apler apprendre a penser.

Ensuite si on prend le point de vue de NAUSICAA cad celui de dire que discuter avec les autres aussi developpe l'esprit.
Moi je penses que cette situation est comparable a celle d'un etudiant par exemple en ingenieurie qd il passe des cours au travail.
En fait c'est simplement un passage de la theorie a la pratique.
Mais tt comme l'etudiant en ingenieurie, si il n'y a pas de theorie, la pratique ne sera pas aussi performante et en fin de compte on se frme sur le tas.
Entre ces deux categories on retrouve l'ecart entre l'electronicien qui s'est formé sur le tas et celui qui sort d'une grde ecole et qui connait parfaitement son truc.

Sans cette connaissance que l'on piochera ds les livres, l'echange avec les autres sera bcp moins fructueux.
Tu vas me dire qu'il existe d'autres moyens pr la connaissance comme la tele etc... Mais la relation est totalement differente.

wassalam

hassene11
21/09/2005, 22h33
Salam alikoum,

Il y a certainement plusieurs éléments de réponses. Mais à cette heure-ci, un seul me vient à l'esprit : l'acquisition des mots.

Sans vocabulaire, on ne peut pas s'exprimer et moins on s'exprime, moins on arrive à pousser les limites de la pensée.

Pour acquérir des mots, il n'y a pas 36 solutions. Il faut 2 outils : un livre et un dictionnaire. Le livre pour s'enrichir de nouveaux termes, de nouvelles tournures de phrases, de nouvelles expressions mais aussi pour faire travailler son imagination, pour cultiver sa curiosité etc.
Le dictionnaire pour acquérir une meilleure maîtrise des mots en les appréhendant selon leurs différents sens.

Il faut donc lire pour apprendre à penser. Parce que lire, c'est se poser des questions sur sa fin, sur sa cohérence, sur ses personnages, sur ses révélations etc.

C'est pour cette raison qu'il faut dès le plus jeune âge se donner les moyens de lire des ouvrages avec un nombre importants de mots, de tournures, d'expressions etc... Plus le livre offre des perspectives en terme de vocabulaire, plus l'esprit se développe. Il ne faut donc pas hésiter à lire des ouvrages difficiles même si la lecture rebute. C'est un des meilleurs moyens de dépasser le maître et de produire à son tour un savoir utile.

Salam Haz,

Il me semble que pour bien commencer une discussion de ce type, il faut définir de quoi on parle. Tu te demandes : comment apprend-on à penser ? Mais la question de départ devrait être : qu’est-ce que penser ? A moins d’en donner une définition qui servirait de postulat à la discussion ; ce que ni toi ni personne n’a fait, d’où l’impossibilité de s’accorder puisque personne ne parle exactement de la même chose (définir cela signifie poser des limites).

Ainsi, quand tu te demandes « comment apprend-on à penser ? », je me demande notamment :

- s’il s’agit de distinguer entre l’homme et l’animal (ce que l’idée du langage semble suggérer en tant que c’est une capacité naturelle) ; sinon, peut-on dire qu’il y ait des hommes qui ne pensent pas ? On en revient au même problème : qu’est-ce que penser ?

- s’il s’agit de distinguer entre les différentes attitudes que des hommes socialisés dans des conditions sociales et historiques spécifiques sont susceptibles d’adopter devant une situation donnée ; par exemple, l’attitude « critique » d’un lecteur donné devant un post ou le journal de 13h (genre : « je ne prends pas ce qu’on me dit pour ce qui est, je confronte les sources d’information ») ; mais retour à la case départ : qu’est-ce que penser ? Est-ce que celui qui n’aurait pas une attitude « critique » ou « rationnelle » (je mets des guillemets parce que là encore l’enjeu de définition est considérable) devant ce post ou le 13h ne penserait pas pour autant ?



Bref, il faudrait d’abord définir ce qu’on entend par « penser » (peut-être que le terme n’est pas le plus juste pour exprimer ton interrogation). Je pourrai te demander de le faire, mais, sincèrement, je pense ( !) que ce serait te piéger car je ne crois pas qu’une définition anhistorique de ce terme aurait le moindre sens. Les discussions vaguement philosophiques ont souvent les défauts de leur qualité : elles permettent d’y dire n’importe quoi (et on y apprend souvent beaucoup : ce n’est donc pas un reproche de dire ce que je dis) mais sans la moindre rigueur ; elles ne font pas avancer grand-chose. Parce que la définition d’un terme ce n’est pas tant la définition du dictionnaire (« l’essence » du sens du mot ; allez voir la définition de « penser » dans le dico et vous verrez qu’on n’est pas du tout avancé) que la définition des contextes sociaux dans lesquels on en fait usage. Les mots ont un sens qui est strictement indexé à des contextes particuliers ; c’est là que prend sens l’étude des mots : ils ont une force sociale (comme dirait Austin) et il est impératif de s’interroger sur les institutions qui les leur « donnent ». Qu’est-ce qui autorise ici et aujourd’hui à penser que ce que l’on pense est une pensée ? L’école peut-être… Mais c’est encore trop général…

L'Urukien
21/09/2005, 23h56
Pour répondre a hassene et sa pertinente interrogation

For me : On pense de la même façon que l'on digère.

Si on définit la pensée par l'objet pensé on va aboutir a une foule de définition qui chacune racontront de quelle manière particulière on a synthétisé des objets nouveaux a l'aide d'autres objets pris dans notre environnement. De même que la digestion agit sur une variété indénombrable d'aliments.

Si en revanche on se demande ce qu'a produit la pensée, on verra que l'objet produit est plus unitaire. Il reste divers, mais il comporte des traits d'espèces ce qui permet au moins d'imaginer qu'on puisse le classifier.

Quand on dit qu'on fait de l'histoire, de la cuisine, de la politique ou de la physique, on semble se référer à l'objet. En fait, on fabrique l'objet en vue de l'action qu'on projette sur lui. Ce qui fait l'unité des domaines de pensées c'est le fait de savoir de quelle façon l'humain s'apprète à s'en saisir.

Penser, c'est se préparer à l'action, c'est pour cette raison que l'on se fabrique un objet capable de l'accueillir.

Une des espèces de la pensée la conduit a entreprendre de saisir l'objet. Une autre l'entreprend a faire l'unité de qui entreprend de s'en saisir. La première a affaire a la diversité ébouriffante de la nature. Elle simplifit donc et puis synthétise et s'empare de son objet avec une efficacité tout a fait surprenante. La seconde s'empare de ce qui est déjà unifié et entreprend de le diviser afin de pouvoir le classer. C'est en cette première étape quelle achoppe aujourd'hui, et qu'elle ne peut donc entamer la seconde. La raison en est sans doute que le premier objet lui a fait l'illusion que le second réagirait pareil. Alors qu'en fait la Nature se prete assez facilement a toute sorte de division par l'esprit parce qu'lle elle ne change pas dans l'intervalle. Alors que l'esprit, si.

Aussi en est t'on encore, à se demander, en pensée, ce qu'est la pensée...

a+

Haz
22/09/2005, 01h39
Salam alikoum,

Et après on vient me dire que c'est moi qui philosophe ! Lol ! Je reviendrai demain Inch'Allah là il est tard, si je poste quelque chose, on va encore me dire que je ne suis pas claire ou que j'ai mal défini mon propos ou mal formulé mes phrases et je ne sais quoi encore.

Bonne nuit, merci pour vos interventions.

amira34
22/09/2005, 09h39
salam
une belle définition de la pensée

Pascal : le roseau pensant
Je puis bien concevoir un homme sans mains, pieds, tête (car ce n'est que l'expérience qui nous apprend que la tête est plus nécessaire que les pieds). Mais je ne puis concevoir l'homme sans pensée : ce serait une pierre ou une brute.
Pensée fait la grandeur de l'homme.
L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature; mais c'est un roseau pensant. Il ne faut pas que l'univers entier s'arme pour l'écraser : une vapeur, une goutte d'eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue, puisqu'il sait qu'il meurt, et l'avantage que l'univers a sur lui, l'univers n'en sait rien.
Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C'est de là qu'il faut nous relever et non de l'espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser : voilà le principe de la morale.